Kinshasa, 05 novembre 2026 – Le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, entend renforcer le contrôle des arrestations et des détentions en République démocratique du Congo afin de lutter contre les interpellations arbitraires et les détentions pour des faits jugés bénins.
Lors d’une réunion tenue ce jeudi 5 novembre, le magistrat a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les hauts magistrats dans le contrôle des mesures privatives de liberté.
« Que toutes les arrestations et toutes les détentions puissent être contrôlées par les hauts magistrats que nous sommes », a-t-il déclaré, annonçant un partage de pratiques et l’élaboration de recommandations pour mettre fin aux arrestations arbitraires ou motivées par des faits bénins.
Firmin Mvonde a également évoqué la question de l’engorgement des cours et tribunaux, notamment en raison du nombre élevé de prévenus en attente de jugement. Il a appelé à une plus grande célérité dans le traitement des dossiers judiciaires.
« Si nous constatons que les cours et tribunaux comptent beaucoup de prévenus en attente de jugement, nous en ferons part à nos collègues magistrats afin que la célérité puisse être de mise dans le traitement de ces dossiers », a-t-il précisé.
À travers ces orientations, le procureur général entend encourager un meilleur encadrement des procédures judiciaires, réduire les détentions prolongées et améliorer le fonctionnement de la justice congolaise.
La mise en œuvre effective de ces recommandations constituera toutefois un enjeu majeur pour traduire ces engagements en changements concrets dans les pratiques judiciaires.
