Kinshasa, 18 novembre 2023.- Dans une déclaration publique rendue ce samedi, le candidat de l’opposition à la présidence de la République, Constant Mutamba, révèle qu’aucune disposition sécuritaire prévue par la loi n’a été prise en faveur des candidats présidentiels jusqu’à la veille de la campagne électorale.
Selon la loi électorale, chaque candidat à la présidence de la République a droit à une protection égale, comprenant notamment une garde de vingt-cinq policiers dont les frais sont pris en charge par le trésor public. Cependant, Constant Mutamba dénonce une violation flagrante de cette disposition et déplore le manque d’application de cette mesure dès la publication de la liste définitive des candidats.
Pour le candidat, le non-respect de cette exigence par le gouvernement soulève des soupçons de complot contre la loi électorale, la République et les candidats à l’élection présidentielle. Il estime que cette négligence politique pourrait avoir de graves conséquences, non seulement pour les personnalités politiques concernées, mais aussi pour les pouvoirs publics.
Il est important de souligner que lors de la réunion entre la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les candidats à la présidence de la République, Théodore Ngoyi avait également soulevé cette préoccupation auprès du président de la République, Félix Tshisekedi. Ce dernier avait indiqué que cette question relevait de la compétence de son ministre de l’Intérieur.
Cette révélation de Mutamba met en lumière une situation préoccupante concernant la sécurité des candidats à la présidence de la République. Il est essentiel que les autorités compétentes prennent des mesures immédiates pour garantir l’égalité de protection et la sécurité de tous les candidats pendant la campagne électorale, conformément à la loi électorale en vigueur.
Nicolas Kayembe
