Kinshasa, 01 janvier 2024.- Après l’annonce des résultats préliminaires de l’élection présidentielle, proclamant Félix Tshisekedi vainqueur, des jeunes non identifiés ont saccagé le siège d’Ensemble pour la République, le parti de Moïse Katumbi, à Mbuji-Mayi.
Les manifestants ont incendié le bâtiment et causé des dommages matériels considérables, suscitant l’indignation générale. L’Association pour l’accès à la justice a vivement condamné ces actes, dénonçant une montée inquiétante de l’intolérance et du triomphalisme exacerbé.
Ces événements ont mis en lumière les tensions post-électorales qui menacent la stabilité démocratique du pays. Des témoins ont rapporté que les manifestants ont délibérément incendié le siège du parti, détruisant la toiture et endommageant les meubles.
Cette violence aveugle a suscité une réaction immédiate de la part de l’Association pour l’accès à la justice (ACAJ), qui a exprimé sa préoccupation face à cette démonstration de barbarie, soulignant que de tels actes vont à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit.
L’ACAJ a également pointé du doigt la passivité des autorités locales, les exhortant à agir pour prévenir de tels débordements à l’avenir.
Alors que les résultats provisoires placent Moïse Katumbi en deuxième position avec 18 % des voix, la situation post-électorale en RDC demeure tendue.
Nicolas Kayembe
