Kinshasa, 29 juillet 2025- La localité de Komanda, située à 75 kilomètres de Bunia, dans la province de l’Ituri, a vécu un drame déchirant. Lundi, vingt-quatre personnes, parmi plus de quarante victimes de l’attaque des rebelles ADF survenue dans la nuit du 26 au 27 juillet, ont été enterrées. La majorité de ces victimes étaient des chrétiens catholiques venus participer à la célébration du 25ᵉ anniversaire de la croisade eucharistique à la paroisse Bienheureuse Anuarite de Komanda.
Des délégations issues de toutes les couches sociales et politiques étaient présentes pour rendre un dernier hommage aux défunts. La population, encore sous le choc, a profité de l’occasion pour formuler plusieurs recommandations urgentes, demandant aux autorités de tout mettre en œuvre pour mettre fin à ces atrocités.
« Nous sommes à Komanda et après les attaques répétées des rebelles ADF entre 2020 et 2021, nous avions déjà perdu plusieurs civils. Une accalmie s’était installée, mais aujourd’hui, nous revivons l’horreur. Nous demandons aux services de sécurité de mettre en place des mécanismes efficaces pour protéger la population et ouvrir des enquêtes sérieuses afin que les auteurs répondent de leurs actes », a déclaré Toyabho Katho Jean, chef de la chefferie de Basili.
De son côté, l’abbé curé de la paroisse Bienheureuse Anuarite a confirmé à un média local plusieurs enfants âgés de 10 à 15 ans avaient été enlevés par les rebelles lors de cette attaque sanglante. Un détail qui rend l’événement encore plus insoutenable pour les familles touchées.
L’administrateur militaire du territoire d’Irumu, Jean N’siro Simba Bunga, a exprimé sa compassion envers les victimes et appelé la population à coopérer avec les services de sécurité. « Il est temps de stopper cette hémorragie qui trouble la quiétude de notre population. La paix est une œuvre collective. Nous devons nous doter de moyens adéquats pour en finir avec cette menace. Nous invitons aussi les habitants complices de l’ennemi à se désolidariser », a-t-il exhorté.
Pour faciliter les inhumations, les autorités ont déployé des moyens logistiques, tandis que la Monusco apporté son appui en participant au creusement de la fosse commune. Plusieurs corps avaient été récupérés par leurs proches dès l’après-midi du 27 juillet. Le bilan de cette attaque reste un profond traumatisme pour la population de Komanda.
