Kinshasa, 07 août 2025- Mercredi, Volker Türk, Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a exprimé une vive indignation après les massacres d’au moins 319 civils dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Ces tueries, imputées aux rebelles de l’AFC/M23, ont été commises dans quatre villages au cours du mois de juillet. Il s’agit, selon le bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, de l’un des bilans les plus lourds enregistrés depuis le retour en force du M23 en 2022.
Parmi les personnes tuées, la majorité était composée de cultivateurs locaux, a précisé Volker Türk. Au moins 48 femmes et 19 enfants figurent parmi les victimes, qui auraient été surprises alors qu’elles campaient dans leurs champs en pleine saison de culture.
« Je suis consterné par les attaques contre les civils perpétrées par le M23 et d’autres groupes armés dans l’est de la RDC, alors que les combats continuent malgré le cessez-le-feu récemment signé à Doha. Toutes les attaques contre les civils doivent cesser immédiatement et tous les responsables doivent rendre des comptes », a déclaré M. Türk.
Durant ce même mois de juillet, plusieurs sources ont rapporté des offensives des rebelles de l’AFC/M23, appuyés par l’armée rwandaise. Ces opérations ont visé les combattants hutus rwandais FDLR dans le groupement de Binza, sur l’axe Kiseguru–Nyamilima, au sein de la chefferie de Bwisha, non loin du parc des Virunga.
Face à cette recrudescence des violences, un grand nombre de villageois ont dû fuir. Des habitants de Nyabanira, Kasave, Makoka et des villages alentours ont pris la route pour se réfugier vers Kisharo, Nyamilima et Kiwanja, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans le groupement voisin de Busanza, plus précisément dans les zones de Kakondo et Shinda.
