Kinshasa, 15 janvier 2026- À compter du 21 janvier 2026, les autorités américaines mettront en pause l’examen des demandes de visas d’immigration provenant de 75 pays, parmi lesquels figure la RDC. Cette décision s’inscrit dans une politique visant à limiter l’entrée sur le sol américain de personnes considérées comme susceptibles de représenter une « charge publique » pour les États-Unis.
L’annonce a été rendue publique le mercredi 14 janvier par le Département d’État, qui a adressé une note officielle aux services consulaires. Dans ce document, l’administration avance que certains candidats à l’immigration « volent » le peuple américain, justifiant ainsi le durcissement des critères d’accès.
Cette ligne a également été relayée sur les réseaux sociaux par le ministère américain des Affaires étrangères. « Si vous venez aux États-Unis pour voler les Américains, le président Trump vous jettera en prison et vous renverra d’où vous venez », peut-on lire dans une publication officielle.
De son côté, Donald Trump a développé sa position sur TruthSocial, estimant que son pays ne dispose pas des moyens nécessaires pour prendre en charge un afflux massif de nouveaux arrivants. « Aucun pays ne peut se permettre d’accueillir des millions de personnes, de payer leur éducation, leurs soins de santé, leurs hôpitaux. Beaucoup de ces gens sont des meurtriers […] », a-t-il écrit.
Le président américain a renforcé ce discours lors de son intervention au Detroit Economic Club, le mardi 13 janvier. À cette occasion, il a annoncé son intention de retirer la nationalité américaine aux immigrants naturalisés reconnus coupables d’actes frauduleux à l’encontre de l’État ou des citoyens.
« Nous allons également révoquer la citoyenneté de tout immigrant naturalisé de Somalie ou de n’importe quel autre pays, qui est condamné pour avoir escroqué nos citoyens […]. Si vous venez en Amérique pour voler des Américains, nous vous jetons en prison, et nous vous renvoyons d’où vous venez », a-t-il affirmé. Par ailleurs, le Département d’État a précisé, le lundi 12 janvier, avoir annulé plus de 100 000 visas au cours de l’année 2025, dont 8 000 visas étudiants et 2 500 visas spécialisés, concernant des personnes déjà interpellées par les forces de l’ordre pour divers faits criminels.
