Kinshasa, 7 mai 2026-Les déclarations du président Félix Tshisekedi sur un éventuel troisième mandat continuent de provoquer des réactions au sein de l’opposition congolaise. Cette fois, c’est l’opposant Claudel Lubaya qui est monté au créneau pour mettre en garde contre toute interprétation de la volonté populaire contraire à la Constitution.
Réagissant au point de presse tenu mercredi à Kinshasa par le chef de l’État, Claudel Lubaya affirme qu’« aucune disposition de la Constitution ne prévoit qu’une prétendue volonté populaire puisse justifier une violation de sa lettre et de son esprit».
L’opposant rappelle que la Constitution congolaise fixe clairement les mécanismes de sa révision et ne permet aucune transgression en dehors du cadre légal.
« Notre loi fondamentale organise exclusivement les modalités de sa révision, et non celles de sa transgression, sous peine de haute trahison », a-t-il soutenu.
Selon lui, invoquer la volonté du peuple pour légitimer une éventuelle modification des règles du jeu démocratique constituerait une manipulation politique.
« Dès lors, invoquer une prétendue “volonté du peuple” pour justifier une intention frauduleuse n’est que duperie », a-t-il insisté.
Lors de son point de presse, Félix Tshisekedi avait déclaré être prêt à briguer un troisième mandat « si le peuple le veut », tout en se disant favorable à une réflexion sur une éventuelle révision de la Constitution par référendum.
Le chef de l’État avait également affirmé que « l’homme politique pense au mandat et l’homme d’État réfléchit aux prochaines générations », ajoutant qu’il ne prendrait jamais les armes contre son successeur et qu’il continuerait à servir la République « dans l’ombre ».
