Kinshasa, 8 mai 2026-Les récentes déclarations du président Félix Tshisekedi sur un éventuel troisième mandat continuent de susciter des réactions, y compris à l’international. Cette fois, c’est Tibor Nagy qui a exprimé publiquement ses regrets concernant le soutien apporté à Félix Tshisekedi après l’élection présidentielle de 2018 en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, l’ancien diplomate américain affirme : « L’un de mes plus grands regrets de mon mandat en tant que sous-secrétaire d’État américain chargé de l’Afrique est d’avoir plaidé pour que les États-Unis soutiennent Tshisekedi en tant que vainqueur de l’élection congolaise de 2018. »
Tibor Nagy explique avoir cru à l’époque que Félix Tshisekedi représenterait une rupture positive pour la RDC et qu’il gouvernerait dans l’intérêt du peuple congolais. « Je pensais qu’il serait vraiment différent et qu’il défendrait les intérêts du peuple congolais. Comme j’avais tort ! », a-t-il ajouté.
Cette sortie intervient après le point de presse tenu mercredi à Kinshasa par Félix Tshisekedi, au cours duquel le chef de l’État s’est déclaré prêt à briguer un troisième mandat « si le peuple le veut ». Le président congolais a également soutenu toute réflexion autour d’une éventuelle révision de la Constitution par référendum.
Ces propos ont provoqué une vague de réactions au sein de l’opposition, de la société civile et désormais à l’étranger, plusieurs acteurs craignant une remise en cause des équilibres constitutionnels en RDC.
Depuis ces déclarations, le débat autour de la limitation des mandats présidentiels et de l’avenir institutionnel du pays s’est intensifié, à l’approche des prochaines échéances électorales.
