Kinshasa, 6 mai 2026- Une vive émotion secoue l’opinion publique kinoise après des révélations jugées extrêmement graves sur des cas présumés d’abus sexuels au sein des écoles « Madame de Sévigné ». L’affaire a désormais pris une tournure institutionnelle avec l’intervention d’un député provincial qui exige des éclaircissements.
Lors d’une séance plénière tenue mercredi à l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK), le député provincial Diyabanza Mwanene a officiellement adressé une question d’actualité au ministre provincial de l’Éducation, Thierry Tshitenga, à la suite de ce qu’il qualifie de « clameur publique » autour de cette affaire.
Dans sa démarche, l’élu s’appuie sur les dispositions légales en vigueur, notamment la loi du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces, ainsi que sur le règlement intérieur de l’Assemblée provinciale. Il souligne que ces textes lui confèrent la légitimité nécessaire pour interpeller l’exécutif provincial sur des questions d’intérêt public.
Dans son intervention, Diyabanza Mwanene a rappelé le rôle fondamental de l’école dans la société. Selon lui, les établissements scolaires doivent être des lieux sûrs, dédiés non seulement à la transmission des connaissances, mais aussi à la formation morale, civique et à la préparation à la vie professionnelle des élèves. À ce titre, toute atteinte à l’intégrité des apprenants constitue une violation grave des principes éducatifs et des droits fondamentaux.
Les faits évoqués remonteraient au 21 avril 2026, date à laquelle des révélations ont commencé à circuler, faisant état de cas d’abus sexuels dont seraient victimes certains élèves. Ces accusations viseraient le promoteur des écoles « Madame de Sévigné », bien que les responsabilités ne soient pas encore officiellement établies à ce stade.
Face à la gravité des allégations, le député attend du ministre provincial de l’Éducation des réponses claires, notamment sur les mesures prises ou envisagées pour faire la lumière sur cette affaire, protéger les élèves et, le cas échéant, sanctionner les auteurs.
Cette interpellation intervient dans un contexte où la protection des enfants en milieu scolaire devient une préoccupation croissante en République démocratique du Congo. L’évolution de ce dossier est désormais suivie de près par l’opinion publique, qui attend des autorités une réaction ferme et transparente.
