Kinshasa, 8 mai 2026-Les États-Unis ont exprimé leur vive indignation face aux récentes attaques survenues dans la nuit du 5 au 6 mai dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, attribuées aux éléments de l’État islamique en Afrique centrale (EI-RDC), souvent associés aux exactions des ADF.
Le conseiller Afrique du président américain, Massad Boulos, a présenté les condoléances de Washington aux familles endeuillées, soulignant la gravité des violences qui continuent de frapper les populations civiles dans cette partie de la RDC.
Selon lui, ces attaques illustrent « l’urgence de la menace sécuritaire » persistante dans l’Est congolais, une zone marquée depuis plusieurs années par l’activisme de groupes armés nationaux et étrangers, responsables de nombreuses pertes humaines et déplacements de populations.
Washington a particulièrement dénoncé des violences ciblées contre des communautés chrétiennes, réaffirmant sa solidarité envers les populations affectées par ce qu’il qualifie de « violence et de persécution ».
Les autorités américaines ont également réitéré leur volonté de renforcer la coopération avec la RDC et les pays voisins afin de contribuer à la stabilisation de la région des Grands Lacs, souvent confrontée à des cycles récurrents d’insécurité.
Sur le terrain, plusieurs sources locales signalent une recrudescence des attaques armées dans le territoire de Beni, où les civils restent les principales victimes des affrontements et incursions attribuées aux groupes rebelles actifs dans la zone.
