Kinshasa, 9 mai 2026- L’ancien ministre et cadre politique Lambert Mende a réagi au débat grandissant autour des élections de 2028, du contexte sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo et des récentes tensions politiques liées aux déclarations du président Félix Tshisekedi.
Dans une déclaration, Lambert Mende estime qu’il serait difficile d’organiser des élections dans les conditions actuelles marquées par l’occupation de certaines zones du territoire national par des groupes armés soutenus, selon Kinshasa, par le Rwanda.
« Comment peut-on envisager une élection dans un pays dont une partie substantielle est occupée militairement par un pays voisin ? Dans quel but devrait-on procéder de la sorte ? », s’est-il interrogé.
Pour l’ancien porte-parole du gouvernement, la priorité nationale doit rester la défense de l’intégrité territoriale et la lutte contre la menace sécuritaire persistante dans l’Est du pays. « Pour moi, les élections ne sont pas une fin en elles-mêmes. Elles ne doivent pas occulter l’impérieuse nécessité de contrer la menace existentielle qui pèse sur la RDC depuis 1996 », a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes polémiques après les déclarations de Félix Tshisekedi sur un éventuel troisième mandat « si le peuple le veut » et la possibilité d’une révision de la Constitution par référendum.
Depuis, plusieurs figures de l’opposition, dont Martin Fayulu, accusent le pouvoir de vouloir utiliser la guerre dans l’Est comme prétexte pour un éventuel glissement électoral et un maintien au pouvoir.
Les déclarations de Lambert Mende viennent ainsi alimenter davantage le débat national entre impératifs sécuritaires, respect du calendrier électoral et avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.
