Kinshasa, 11 mai 2026-Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a condamné les récentes violences visant des ressortissants étrangers en Afrique du Sud, dénonçant des actes commis par « des opportunistes exploitant de fausses revendications communautaires ». Dans une lettre publiée ce lundi 11 mai 2026, le chef de l’État a réaffirmé la politique de tolérance zéro de Pretoria face à la xénophobie, tout en annonçant un renforcement des mesures de contrôle migratoire.
Le président sud-africain a insisté sur la nécessité de distinguer les préoccupations liées à l’immigration des attaques ciblant des communautés étrangères vivant dans le pays.
Selon lui, les violences et intimidations observées dans certaines localités ne peuvent être justifiées par les difficultés économiques ou sociales auxquelles fait face la population.
Dans le cadre des nouvelles mesures annoncées, le gouvernement prévoit le recrutement de 10 000 inspecteurs du travail chargés notamment de renforcer les contrôles dans les entreprises employant des travailleurs étrangers.
Pretoria entend également intensifier les expulsions de migrants en situation irrégulière et renforcer la surveillance aux frontières.
Les autorités sud-africaines affirment qu’environ 450 000 tentatives d’entrée illégale sur le territoire ont été interceptées l’année dernière par les services frontaliers, un chiffre présenté par le pouvoir comme la preuve d’une pression migratoire croissante.
Ces annonces interviennent dans un contexte marqué par des tensions récurrentes autour de la présence des étrangers en Afrique du Sud. Ces dernières années, plusieurs vagues de violences xénophobes ont éclaté dans différentes provinces du pays, visant principalement des migrants originaires d’autres États africains.
