Kinshasa, 6 juin 2026- Suite aux actes de violence et de vandalisme qui auraient visé son siège national à Kinshasa, l’Alliance pour le Changement (A.Ch), parti dirigé par Jean-Marc Kabund-A-Kabund, a élevé une vive protestation et dénoncé ce qu’elle considère comme une atteinte grave aux libertés politiques en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Jean Paleki Tonay, le parti affirme que les incidents se sont produits le 3 juin 2026, à l’occasion de la journée « Ville morte ».
Selon cette formation politique, des membres de la Force du Progrès, structure affiliée à Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), auraient envahi ses installations, saccagé les lieux et emporté plusieurs biens.
L’Alliance pour le Changement soutient que ces actes se seraient déroulés sous le regard des autorités de la ville, sans intervention pour empêcher les dégradations. Le parti considère cette situation comme préoccupante pour l’état de la démocratie et le respect des droits des formations politiques de l’opposition.
Dans sa déclaration, l’A.Ch condamne des actes qu’elle qualifie de « graves, organisés et inacceptables » et appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur les circonstances de ces événements. Elle insiste également sur la nécessité de garantir la sécurité des acteurs politiques et de leurs infrastructures.
Le parti de Jean-Marc Kabund avertit par ailleurs qu’il ne restera pas passif face à d’éventuelles nouvelles attaques ou intimidations. Il indique que toute récidive pourrait entraîner une réaction qu’il juge « ferme et proportionnée » contre les personnes qu’il tiendrait pour responsables.
Cette affaire intervient dans un climat politique tendu, marqué par des divergences croissantes entre certaines forces de l’opposition et le pouvoir en place, à l’approche d’importants enjeux politiques pour le pays.
