Kinshasa, 5 juin 2026 Les États-Unis ont haussé le ton dans le dossier sécuritaire de l’est de la République démocratique du Congo en exigeant le retrait immédiat des troupes rwandaises présentes sur le territoire congolais.
Cette position marque un durcissement notable de Washington, qui conditionne désormais ses efforts en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs au respect strict des engagements pris par les différents acteurs impliqués dans le conflit.
Dans une déclaration relayée par Massad Boulos, les autorités américaines ont annoncé avoir imposé des sanctions à plusieurs hauts responsables du mouvement rebelle M23 ainsi qu’à des dirigeants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Ces derniers sont accusés d’avoir commis des exactions contre les populations civiles et d’avoir entravé les initiatives de paix en cours.
Washington estime que ces sanctions visent à préserver les chances d’une paix durable dans l’est de la RDC et à renforcer la responsabilité des différents groupes armés opérant dans la région.
Les États-Unis avertissent également qu’ils n’excluent pas de nouvelles mesures coercitives contre tout État, individu ou organisation susceptible de compromettre les efforts de stabilisation.
Le message américain s’adresse particulièrement au Rwanda.
Washington exige que les Forces de défense rwandaises achèvent leur retrait du territoire congolais sans délai supplémentaire. Parallèlement, les autorités congolaises sont appelées à intensifier les actions de neutralisation des FDLR, considérées comme l’une des principales menaces sécuritaires dans la région.
Selon les responsables américains, la résolution durable de la crise passe par une approche équilibrée fondée sur le retrait des forces étrangères, le démantèlement des groupes armés locaux et l’application effective des accords de paix négociés entre les différentes parties.
