Kinshasa, 27 juillet 2025- Le porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC), le général-major Sylvain Ekenge, a fermement réfuté samedi les accusations selon lesquelles des éléments présumés des FDLR auraient été formés et armés au Burundi en vue de cibler les populations Banyamulenge. Ces affirmations avaient été avancées la veille par le groupe armé MRDP-Twirwaneho, actif dans les hauts plateaux de Fizi.
Dans une déclaration parvenue à Enquête.cd, l’armée congolaise a qualifié ces accusations de « totalement infondées », soulignant qu’il s’agissait d’une manœuvre visant à manipuler l’opinion nationale et internationale, et à nuire aux initiatives de paix actuellement menées dans le cadre des processus de Washington et de Doha.
Par ailleurs, les FARDC ont indiqué disposer d’informations fiables et croisées faisant état d’un plan bien élaboré de massacre visant les Banyamulenge de Minembwe, dans la province du Sud-Kivu. Ce projet serait, selon l’armée, orchestré par le groupe Twirwaneho avec la participation présumée du groupe armé RED TABARA.
Selon les forces armées, cette opération aurait pour but de provoquer une réaction émotionnelle forte au sein de l’opinion publique, tout en attribuant la responsabilité de ces exactions aux autorités congolaises et burundaises ainsi qu’à leurs forces de sécurité respectives.
Les FARDC dénoncent avec vigueur cette tentative de manipulation et accusent les instigateurs de chercher à compromettre les efforts de pacification dans l’Est du pays, où plusieurs initiatives sont en cours pour ramener la stabilité.
L’armée conclut en appelant à la vigilance face à ces « forces du mal » qu’elle accuse de poursuivre des desseins criminels contraires à la volonté de paix exprimée par les populations congolaises et leurs partenaires.
