Kinshasa, 28 juillet 2025- Une tragédie de grande ampleur s’est produite à Komanda, dans le territoire d’Irumu, en Ituri, où plus de 40 civils ont été massacrés lors d’une attaque attribuée aux rebelles ADF. Dans cette localité endeuillée, l’ampleur du drame est telle qu’aucun véhicule médical n’est disponible pour assurer le transport des corps. En l’absence d’ambulances ou de corbillards, les familles n’ont d’autre choix que d’organiser les funérailles à moto.
Sur les réseaux sociaux, des images bouleversantes circulent, montrant des corps sans vie attachés à l’arrière de motos, traversant des pistes poussiéreuses comme de simples colis. Ces scènes choquantes illustrent non seulement l’extrême précarité des services d’urgence, mais aussi le manque criant de respect dû aux victimes.
Ce massacre remet explique désengagement de l’État dans les zones en conflit, où la répétition des tueries semble être devenue une routine tragique. Les populations civiles, laissées à elles-mêmes, doivent faire face à l’indifférence générale, même dans la gestion la plus élémentaire des crises humanitaires.
Dans un contexte de violence chronique, l’absence d’un minimum d’assistance médicale et logistique pose de sérieuses questions sur la volonté politique de protéger les citoyens vivant dans l’est de la RDC.
