Kinshasa, 16 août 2025- Les États-Unis ont exprimé leur désapprobation face à la reprise des affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles de l’AFC/M23 dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Washington estime que cette situation met en péril les efforts déjà engagés pour un retour à la stabilité dans l’Est du pays.
Dans une déclaration publiée sur X vendredi 15 août, Massad Boulos, conseiller principal américain pour l’Afrique, a lancé un appel pressant à toutes les parties. Il a insisté sur la nécessité de respecter le cessez-le-feu, affirmant : « Nous avons besoin de coopération et d’un leadership fort pour assurer une mise en œuvre robuste et réussie de l’accord de paix. »
Selon lui, la poursuite de la violence constitue un frein majeur aux avancées attendues vers la paix et la prospérité. Malgré la signature d’un accord de principe à Doha entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, les combats persistent dans plusieurs zones du Kivu, impliquant également les combattants Wazalendo.
Ces hostilités ont provoqué un nouvel exode massif. Dans la chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, des milliers de personnes fuient leurs villages à cause des affrontements opposant le M23, les Wazalendo et des présumés FDLR.
Face à cette situation dramatique, les notables du Nord-Kivu exhortent les parties en conflit à respecter les droits humains. Ils en appellent aussi à l’intervention urgente de la communauté internationale, notamment les États-Unis, l’Union européenne, l’Union africaine, la CIRGL ainsi que les autorités congolaises, afin de protéger les populations civiles plongées dans une crise humanitaire sans précédent.
