Kinshasa, 29 août 2025- L’Union Internationale des Banyamulenge (UIB) a fait parvenir, le 27 août, une lettre au conseiller principal du président américain chargé des affaires africaines, Massad Boulos. Dans cette correspondance, l’organisation met en garde contre un plan présumé de massacres qui viserait sa communauté dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, en RD Congo.
D’après l’UIB, cette stratégie aurait été arrêtée lors d’une réunion organisée à Kigali. Elle aurait été présidée par Moïse Nyarugabo, avec la participation de plusieurs hauts responsables rwandais, parmi lesquels le général James Kabarebe. Le document mentionne un redéploiement des forces du M23-AFC vers les groupes Twirwaneho/MRDP, actifs dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga. L’objectif avancé serait le contrôle durable de Minembwe et la reprise ultérieure des hostilités.
Toujours selon cette organisation, trois bataillons placés sous le commandement du colonel Oscar Ndabagaza auraient quitté Bukavu pour rejoindre les hauts plateaux. Parallèlement, des unités armées se seraient infiltrées dans plusieurs localités habitées par les Banyamulenge, notamment à Bijombo, créant un climat de peur parmi les habitants.
« Nous faisons face à une seconde phase d’un génocide en gestation », alerte l’UIB, qui évoque également des complicités supposées de groupes armés locaux. L’organisation rappelle, dans le même temps, les violences passées imputées au mouvement RED-TABARA.
Le document insiste sur le risque d’une escalade meurtrière si rien n’est entrepris pour stopper ces mouvements armés. L’UIB considère que les signaux actuels rappellent les prémices d’événements tragiques déjà vécus dans la région par la communauté banyamulenge.
Enfin, l’organisation appelle à une réaction rapide des États-Unis. En tant que garants des récents accords de paix conclus entre la RDC et le Rwanda, Washington est sollicité pour intervenir afin d’empêcher qu’une nouvelle tragédie ne se produise dans les hauts plateaux du Sud-Kivu.
