Kinshasa, 01 octobre 2025- Maître Trésor Manongi conteste avec fermeté la condamnation à mort prononcée contre l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila.
Dans un entretien accordé à notre rédaction ce mercredi, l’avocat a souligné que cette décision contrevient à la fois à la Constitution congolaise et aux engagements internationaux de la RDC.
Il rappelle que l’article 215 de la Constitution du 18 février 2006 prévoit que les traités et accords internationaux régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois nationales. Or, la RDC a ratifié en 1976 le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).
« L’article 6, paragraphe 2 de ce Pacte stipule que, dans les pays où la peine de mort n’a pas été abolie, une sentence de mort ne peut être prononcée et, selon le paragraphe 6, toute personne condamnée à mort a le droit de demander la grâce ou la commutation de sa peine », a précisé Maître Manongi.
Il a également rappelé que la RDC applique depuis plusieurs années un moratoire sur les exécutions, ce qui constitue un engagement politique fort en faveur de l’abolition de la peine capitale.
Pour ces raisons, Maître Manongi estime que la condamnation de Joseph Kabila est non seulement inconstitutionnelle, mais également contraire aux obligations internationales de la République démocratique du Congo.
