Kinshasa, 02 octobre 2025- La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a dénoncé, dans un communiqué publié ce jeudi, l’enlèvement d’au moins 300 jeunes perpétré par les rebelles du M23 à Bukavu. Selon l’institution, cette opération spectaculaire s’est déroulée dans la nuit du 29 au 30 septembre 2025, dans le quartier Ndendere, au sein de la commune d’Ibanda. La CNDH accuse les insurgés d’avoir agi avec le soutien de l’armée rwandaise.
Pour la Commission, ces actes constituent une atteinte grave aux droits fondamentaux garantis par la Constitution congolaise, incluant le droit à la liberté, à la sécurité et à la dignité humaine. « De tels événements collectifs s’apparentent à des crimes graves du droit international, pouvant être qualifiés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, dès lors qu’ils s’inscrivent dans un contexte de conflit armé et visent la population civile », souligne le communiqué.
La CNDH exige la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes enlevées par le M23. Elle appelle également à la cessation de ces pratiques qui violent le droit international humanitaire ainsi que les instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme, régulièrement ratifiés par la RDC.
Dans sa déclaration, l’institution nationale insiste sur le rôle des autorités congolaises pour rétablir l’autorité de l’État dans les zones occupées par les rebelles. Selon elle, seule une présence étatique affirmée pourra protéger les populations et prévenir de nouvelles exactions.
La Commission appelle en parallèle la communauté internationale à condamner sans ambiguïté ces actes et à soutenir la RDC dans sa lutte contre les groupes armés. Elle rappelle que la vigilance et la coopération internationale sont essentielles pour prévenir la répétition de telles atrocités.
Enfin, la CNDH réitère sa solidarité envers les familles des victimes, soulignant la nécessité de protéger la jeunesse congolaise et de garantir le respect de ses droits fondamentaux dans toutes les régions affectées par le conflit.
