Kinshasa, 17 Janvier 2026- Le Président burundais Évariste Ndayishimiye a estimé qu’aucun véritable processus de paix ne peut être engagé en République démocratique du Congo sans un cessez-le-feu effectif sur le terrain.
Pour le chef de l’État burundais, la fin des hostilités constitue un préalable indispensable à toute initiative politique ou diplomatique visant à ramener une paix durable dans l’Est du pays.
Selon lui, toute avancée crédible doit passer par plusieurs étapes clés notamment la séparation des forces en présence, le désengagement des belligérants ainsi que le cantonnement des combattants. Ces mesures, a-t-il souligné, sont essentielles pour instaurer un climat de confiance avant l’ouverture de discussions de paix.
Cette position s’inscrit dans un contexte régional marqué par la recrudescence des violences armées dans l’Est de la RDC et par des tensions persistantes entre Kinshasa et certains pays voisins.
Le Burundi, allié de la RDC, participe aux efforts régionaux visant à stabiliser la zone, notamment dans le cadre des initiatives de la Communauté d’Afrique de l’Est et de l’Union africaine.
En conditionnant le dialogue à un cessez-le-feu effectif, Évariste Ndayishimiye rejoint une ligne défendue par plusieurs acteurs régionaux, qui estiment que des pourparlers engagés sous la pression des armes risquent d’aboutir à des accords fragiles et difficilement applicables.
Alors que les initiatives diplomatiques se multiplient, la question du respect effectif d’un cessez-le-feu demeure au cœur des défis sécuritaires et politiques pour un retour durable de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.
