Kinshasa, 23 janvier 2026- Les États-Unis ont officiellement acté, ce jeudi, leur retrait de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au terme d’une période de préavis d’un an, conformément aux règles de l’institution onusienne.
Cette décision s’accompagne du gel d’environ 260 millions de dollars de contributions financières dues par Washington à l’agence sanitaire internationale.
Dans un communiqué, l’administration américaine justifie ce retrait par la nécessité de réformer en profondeur la gouvernance sanitaire mondiale et dénonce une organisation jugée insuffisamment indépendante et inefficace face aux grandes crises sanitaires internationales.
Principal contributeur financier de l’OMS avant son départ, les États-Unis représentaient près de 15 % du budget total de l’organisation.
Ce retrait crée un manque à gagner important, susceptible d’affecter plusieurs programmes essentiels, notamment ceux liés à la surveillance épidémiologique, à la vaccination et à l’assistance sanitaire dans les pays les plus vulnérables.
De son côté, l’OMS a exprimé son profond regret face à cette décision, tout en appelant la communauté internationale à renforcer la coopération multilatérale en matière de santé publique.
Plusieurs États membres ont également réaffirmé leur attachement au rôle central de l’organisation dans la prévention et la gestion des crises sanitaires mondiales.
Cette décision américaine marque un tournant majeur dans la gouvernance sanitaire internationale et relance le débat sur la réforme et le financement durable des institutions multilatérales.
