Kinshasa, 02 février 2026- Kaziba, une entité du territoire de Walungu dans la province du Sud-Kivu, est endeuillée par une série d’explosions de mines antipersonnel ayant causé la mort d’au moins 97 civils et fait plus de 235 blessés, selon des sources locales. Ces engins explosifs, disséminés dans plusieurs villages, sont attribués aux rebelles du M23 avec l’appui du Rwanda Defence Force (RDF), plongeant la population dans une peur permanente.
D’après une source au sein d’une organisation locale opérant dans la zone, la présence massive de mines antipersonnel rend tout déplacement extrêmement dangereux. Les champs, les sentiers, les pâturages et même les abords des habitations seraient minés, exposant indistinctement adultes et enfants à des explosions souvent mortelles.
Depuis près de deux semaines, la population vit dans la peur constante, contrainte de rester confinée à domicile.
« Depuis près de deux semaines, nous n’osons plus sortir de nos maisons. Presque chaque jour, nous apprenons qu’une personne est morte après avoir marché sur une mine », témoigne un habitant de la zone.
Les activités agricoles sont totalement paralysées et l’accès aux soins devient de plus en plus difficile. Les structures sanitaires locales, déjà fragilisées, peinent à faire face à l’afflux de blessés présentant de graves traumatismes, tandis que le bilan humain continue de s’alourdir jour après jour.
Face à cette situation dramatique, les habitants de Kaziba lancent un appel pressant aux autorités congolaises, aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi qu’aux organisations humanitaires nationales et internationales pour une intervention urgente de déminage, le renforcement de la protection des civils et la prise en charge médicale et psychosociale des victimes.
L’utilisation de mines antipersonnel dans des zones habitées constitue une violation grave du droit international humanitaire, ces engins étant interdits par plusieurs conventions en raison de leur caractère indiscriminé et de leurs effets durables sur les populations civiles. À Kaziba, la population espère une réaction rapide afin de mettre fin à cette tragédie silencieuse et restaurer un minimum de sécurité dans une région déjà éprouvée par des années de conflit armé.
