Kinshasa, 6 février 2026- Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, le chef rebelle Corneille Nangaa a annoncé la fin de la guerre et un recentrage sur des projets de développement dans les zones sous contrôle de la rébellion.
Cette déclaration a été faite ce samedi à l’occasion d’une manifestation organisée pour marquer une année d’occupation de la ville de Goma et d’autres localités de la province.
« Je voudrais vous annoncer la fin de la guerre. Nous allons désormais nous concentrer sur des projets de développement dans la province du Nord-Kivu », a déclaré Corneille Nangaa devant ses partisans réunis pour commémorer ce qu’il a présenté comme une année de “gestion” des territoires occupés.
Un discours qui tranche avec les slogans belliqueux largement diffusés par le passé, notamment ceux appelant à une avancée militaire vers Kinshasa.
Cette prise de parole intervient dans un contexte sécuritaire et humanitaire toujours préoccupant dans l’est de la République démocratique du Congo. Malgré l’annonce de la fin de la guerre, aucune référence n’a été faite au Sud-Kivu, également touché par l’occupation rebelle, laissant planer le doute sur la portée réelle de cette déclaration et sur l’existence d’un cessez-le-feu effectif.
Par ailleurs, aucun détail concret n’a été fourni sur les projets de développement évoqués, ni sur leur financement, leur calendrier ou leur mise en œuvre.
Sur le terrain, des milliers de déplacés continuent de vivre dans des conditions précaires, tandis que des organisations locales et internationales alertent régulièrement sur des violations des droits humains dans les zones sous contrôle rebelle.
Du côté de Kinshasa, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée. Le gouvernement congolais considère toujours Corneille Nangaa et les groupes armés alliés comme des acteurs illégaux portant atteinte à la souveraineté nationale et à l’intégrité territoriale du pays.
Pour eux, la fin réelle de la guerre ne pourra être crédible qu’à travers des actes concrets : la cessation effective des hostilités, le retrait des forces rebelles des zones occupées et le rétablissement de l’autorité de l’État.
