Bukavu, 4 mai 2026-Dans le territoire de Fizi, au village de Bibokoboko, des habitants affirment maintenir des relations de coopération avec les Forces armées de la RDC (FARDC) et les militaires burundais déployés dans cette zone des moyens plateaux du Sud-Kivu.
Cette situation intervient dans un contexte de fortes tensions informationnelles autour de la région, où circulent des accusations non vérifiées relayées par certaines pages liées à la coalition rebelle M23-RDF.
Selon ces pages de propagande, les FARDC et l’armée burundaise auraient commis des exactions de type génocidaire à Bibokoboko, une localité majoritairement habitée par la communauté Banyamulenge. Ces affirmations, largement diffusées en ligne, n’ont toutefois pas été confirmées par des sources indépendantes sur le terrain.
Sur place, les témoignages recueillis auprès de certains habitants dressent un tableau différent. Entre activités agricoles et déplacements quotidiens dans les champs, plusieurs résidents disent ne pas percevoir les forces présentes comme une menace directe.
« Nous considérons les FARDC et les militaires burundais comme des protecteurs, ils assurent notre sécurité… », a confié un homme âgé de plus de 70 ans rencontré dans la localité.
Dans cette zone des hauts et moyens plateaux de Fizi, où les dynamiques sécuritaires restent sensibles et souvent marquées par des narratifs contradictoires, les perceptions locales apparaissent contrastées selon les expériences individuelles.
Les autorités militaires et civiles n’ont pas encore officiellement réagi aux accusations circulant sur les réseaux sociaux concernant des violences présumées dans cette partie du Sud-Kivu.
