Kinshasa, 8 mai 2026-Le mouvement citoyen Filimbi a exprimé sa « ferme opposition » aux récentes déclarations du président Félix Tshisekedi sur un éventuel troisième mandat et une possible révision de la Constitution.
Dans une déclaration rendue publique mercredi 7 mai, Filimbi réagit au point de presse tenu la veille par le chef de l’État à Kinshasa, au cours duquel Félix Tshisekedi s’est dit prêt à briguer un troisième mandat « si le peuple le veut ». Le président congolais avait également soutenu toute réflexion autour d’un changement de la Constitution par voie référendaire.
Face à ces propos, Filimbi rappelle que la Constitution congolaise limite le mandat présidentiel à deux quinquennats et considère toute remise en cause de cette disposition comme une menace contre l’ordre constitutionnel.
Le mouvement citoyen dénonce ce qu’il qualifie de « dérive constitutionnelle préméditée » et accuse le pouvoir de vouloir ouvrir un débat dangereux pour la stabilité démocratique du pays.
Filimbi souligne également ce qu’il présente comme une contradiction dans la position actuelle du chef de l’État. Le mouvement rappelle qu’à l’époque du président Joseph Kabila, Félix Tshisekedi considérait toute initiative de modification de la Constitution comme un « coup d’État constitutionnel ».
Dans son communiqué, Filimbi rejette aussi toute éventualité d’un report de l’élection présidentielle de 2028 sous prétexte de l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Les déclarations du président et les réactions qu’elles suscitent au sein de l’opposition et de la société civile relancent le débat sur l’avenir institutionnel du pays, à un peu plus de deux ans des prochaines échéances électorales.
