Kinshasa, 17 mai 2026- Face aux rumeurs relayées sur les réseaux sociaux visant le secrétaire général aux Mines au sujet d’un prétendu détournement des primes destinées aux agents et cadres de l’administration des Mines, plusieurs voix se lèvent pour dénoncer ce qu’elles qualifient de fausses informations destinées à ternir l’image de l’administration actuelle du ministère.
Après ses propres vérifications sur le dossier, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) affirme qu’il s’agit d’accusations sans fondement visant à nuire le Secrétaire général aux mines.
Dans un une déclaration signée par son vice-président national Gaspard Kahenga, cette structure citoyenne estime que certaines personnes cherchent à détourner l’attention autour du fonctionnement actuel du secrétariat général des Mines et à casser la dynamique de travail engagée depuis plusieurs mois au sein de cette administration stratégique.
Depuis ce samedi, des publications diffusées sur les réseaux sociaux affirment qu’une somme de 400 000 FC par agent, issue des fonds de la DGDA, aurait été détournée au détriment de près de 1 500 agents du ministère des Mines.
Cependant, selon les éléments recueillis par la societé civile autour du dossier, le processus de paiement des primes suit une procédure administrative bien définie impliquant plusieurs services avant tout paiement effectif.
Après l’émission d’un chèque par la DGDA ou la DGRAD, une commission de paie réunissant notamment la direction d’administration et finances, celle des ressources humaines ainsi que la délégation syndicale est chargée d’effectuer les calculs et d’établir les listes de paie qui seront signées par le Secrétaire général avant la paie.
Ces documents sont ensuite transmis aux banques commerciales après validation par le Secrétaire général pour permettre le paiement des agents.
Pour la NDSCI, les accusations relayées dans l’opinion ne reflètent donc pas la réalité de la procédure actuellement en cours. La structure estime qu’aucun élément concret ne permet d’impliquer le secrétaire général aux Mines dans une quelconque irrégularité.
La société civile considère également que cette polémique intervient au moment où l’administration des Mines affiche une meilleure organisation du travail et un suivi renforcé des dossiers du secteur minier sous la conduite du ministre Louis Watum Kabamba et de son équipe administrative.
Tout en appelant à la transparence dans la gestion publique, la NDSCI invite les agents et cadres du ministère à privilégier un climat de travail apaisé et à éviter la propagation d’informations non vérifiées susceptibles de fragiliser le fonctionnement de cette administration stratégique.
Dans cette polémique, les détracteurs oublient que le ministère des mines occupe une place stratégique dans l’économie nationale et dans les efforts de stabilisation du pays.
Grâce aux recettes minières, ce secteur contribue aujourd’hui de manière importante au budget de la République démocratique du Congo et demeure l’un des principaux moteurs financiers de l’État.
Parallèlement, les accords stratégiques conclus ces derniers mois entre la RDC et les États-Unis autour des minerais accordent également une place importante aux questions de sécurité, de traçabilité des minerais et de stabilisation des zones minières affectées par les conflits armés dans l’Est du pays. Chercher à semer le désordre, c’est oublier cet aspect.
