Kinshasa, 23 octobre 2026 – le ministre des finances, Doudou Fwamba est visé d’une question orale et débat sur la gestion de la dette intérieure publique en République démocratique du Congo.
Cette initiative du député national, Nganini Atabakutuba Pacquis veut notamment des éclaircissements sur la certification des créances, leur hiérarchisation et les procédures de paiement des sommes dues par l’État aux opérateurs économiques et aux fournisseurs.
La question vise également les préoccupations liées à la transparence des décaissements, au respect des procédures de la dépense publique et aux éventuelles irrégularités dans le processus de règlement des créances.
Pour le parlementaire, la gestion de la dette intérieure nécessite des mécanismes de contrôle rigoureux afin de garantir un traitement équitable des créanciers de l’État. Il s’interroge notamment sur les critères retenus pour sélectionner les bénéficiaires des paiements, l’ordre de priorité appliqué et les dispositifs mis en place pour prévenir les risques de fraude.
« Qui est payé ? Sur quelle base ? Selon quel ordre de priorité ? Avec quels contrôles ? Et qui répond des éventuelles violations des procédures ? » Autant de questions que Nganini Atabakutuba Pacquis souhaite voir éclaircies devant la représentation nationale.
Le deputé précise toutefois qu’il ne condamne personne avant l’établissement des faits. Il réclame des explications précises, des documents vérifiables et des engagements concrets du ministre des Finances. Si des irrégularités sont établies, les responsabilités devront être déterminées conformément à la loi.
D’après les données de la Direction générale de la dette publique (DGDP), l’encours de la dette intérieure de la RDC s’élevait à environ 7,088 milliards de dollars américains au 30 juin 2026, contre 5,282 milliards USD à la fin de 2025, soit une hausse d’environ 34,2 % en six mois.
Sur ce montant, les arriérés budgétaires représentaient près de 3,904 milliards USD, tandis que les titres publics domestiques atteignaient environ 3,184 milliards USD. Ces chiffres soulignent l’importance des enjeux liés au suivi et au règlement des engagements financiers de l’État.
