Kinshasa, 04 janvier 2024.- La tragique affaire de l’assassinat de l’ancien ministre des Transports, Chérubin Okende, continue de susciter des remous. Plus de cinq mois après ce meurtre qui a secoué Kinshasa, la famille de la victime a annoncé qu’elle pourrait se tourner vers la justice internationale dans les prochaines 72 heures.
L’avocat de la famille, Laurent Onyemba, a déclaré lors d’une intervention sur la Radio Top Congo que le parquet avait remis la dépouille de l’ancien porte-parole d’Ensemble pour la République pour enterrement, mais avait inexplicablement confisqué les résultats de l’autopsie, pourtant déjà disponibles. Cette situation a alimenté la frustration de la famille, qui exige la publication des résultats afin de faire la lumière sur les circonstances tragiques de la mort de l’ex-ministre.
La décision potentielle de la famille Okende de saisir la justice internationale constitue une escalade significative dans cette affaire qui a profondément ébranlé l’opinion publique congolaise. Pour certains observateurs, ce geste souligne la détermination de la famille à obtenir justice pour l’ex-ministre des Transports, mais met également en lumière les lacunes du processus judiciaire local.
Alors que la dépouille a été remise pour enterrement, le refus de divulguer les résultats de l’autopsie a renforcé les soupçons et a alimenté les spéculations sur les circonstances entourant ce crime odieux. La menace de recourir à la justice internationale met en évidence l’impératif d’une transparence et d’une investigation approfondie pour que justice soit rendue dans cette affaire.
La disparition tragique de Chérubin Okende le 13 juillet 2023 a laissé un vide dans la sphère politique congolaise et a suscité des vagues d’indignation au sein de la population. Dans ce contexte, la menace de saisir la justice internationale souligne la quête inlassable de la famille pour la vérité et la justice, ainsi que la nécessité d’une réponse adéquate pour résoudre cette affaire qui continue de hanter le pays.
Nicolas Kayembe
