Kinshasa, 2 avril 2026- Un appel à l’intensification du contrôle parlementaire sur les ministres provinciaux de la ville de Kinshasa a été lancé jeudi par un député provincial, dans le but d’améliorer la gouvernance et de soutenir plus efficacement l’action de l’exécutif urbain dans la mise en œuvre des politiques publiques. À l’initiative de Ronald Kisamba, élu de la circonscription de Bumbu, cette proposition vise à renforcer le rôle de l’organe délibérant face aux défis persistants rencontrés par les autorités provinciales.
Selon lui, plusieurs gouverneurs en République démocratique du Congo éprouvent des difficultés notables dans l’exercice de leurs fonctions, en particulier dans le choix de leurs collaborateurs et dans la coordination avec certains ministres provinciaux.
« Les députés de Kinshasa doivent intensifier le contrôle parlementaire à l’égard des ministres. Plusieurs gouverneurs font face à des difficultés majeures dans l’exercice de leurs fonctions, notamment en ce qui concerne le choix et la collaboration avec certains ministres provinciaux censés les accompagner efficacement dans la mise en œuvre des politiques publiques », a-t-il déclaré.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté de rendre plus efficace l’action publique au niveau provincial, en assurant un suivi rigoureux des activités gouvernementales. Le contrôle parlementaire, considéré comme un levier essentiel de bonne gouvernance, permettrait ainsi de prévenir les dysfonctionnements, d’exiger des résultats concrets et de renforcer la redevabilité des membres de l’exécutif provincial.
Dans un contexte marqué par de nombreux défis urbains notamment en matière d’assainissement, de mobilité, de sécurité et de gestion des services publics , cette initiative pourrait contribuer à améliorer la performance des institutions provinciales et à restaurer la confiance des citoyens envers leurs dirigeants.
Ce plaidoyer relance ainsi le débat sur l’efficacité des mécanismes de contrôle au sein des assemblées provinciales en République démocratique du Congo, et sur la nécessité d’un engagement plus accru des élus dans le suivi de l’action gouvernementale.
