Kinshasa, 9 juin 2026.- La Cour pénale internationale (CPI) traverse une crise sans précédent après la suspension officielle de son procureur, Karim Khan. L’organe de supervision de la Cour a décidé de l’écarter de ses fonctions dans le cadre d’une procédure disciplinaire liée à des accusations de comportement sexuel inapproprié formulées par une ancienne collaboratrice.
Cette décision fait suite à plusieurs mois d’enquête et constitue une première dans l’histoire de la juridiction internationale. Selon les conclusions examinées par les instances dirigeantes de la CPI, les allégations sont jugées suffisamment sérieuses pour être soumises à l’Assemblée des États parties, seule habilitée à décider d’une éventuelle révocation du procureur.
Karim Khan rejette catégoriquement les accusations portées contre lui. Par l’intermédiaire de ses avocats, il dénonce une décision qu’il considère comme injustifiée et affirme qu’aucune faute n’a été commise.
Une session spéciale de l’Assemblée des États parties devrait être organisée dans les prochains jours afin de statuer sur son avenir. Les 125 États membres de la CPI devront alors décider soit de le maintenir en fonction, soit de le révoquer définitivement. En cas de révocation, un processus de désignation d’un nouveau procureur sera engagé.
Cette affaire intervient alors que Karim Khan dirigeait plusieurs dossiers sensibles, notamment des enquêtes sur des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans différentes régions du monde. Sa suspension soulève des interrogations sur la continuité de certaines procédures en cours et sur l’image de la justice pénale internationale.
