Kinshasa, 26 juin 2026- L’opposant congolais Martin Fayulu est, pour l’instant, le premier responsable politique de la plateforme C64 à avoir publiquement salué les nouvelles sanctions annoncées par les États-Unis le 25 juin 2026 contre la raffinerie Gasabo Gold Refinery et trois sociétés minières accusées d’alimenter le trafic d’or au profit du M23.
Dans une réaction publiée sur le réseau social X, le leader de Lamuka a qualifié ces mesures de signal fort dans la lutte contre l’économie de guerre qui continue, selon lui, à nourrir l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Sans citer explicitement le Rwanda ni les entreprises visées, Martin Fayulu a appelé Washington à poursuivre ses efforts afin que tous ceux qui profitent du pillage des ressources naturelles de notre pays, quels qu’ils soient, soient tenus responsables de leurs actes.
L’opposant a toutefois tenu à dissocier ces sanctions du débat politique interne sur la réforme des institutions. Réaffirmant son rejet de toute initiative visant à modifier la Constitution, il a averti qu’il serait erroné d’interpréter l’engagement américain comme une approbation d’un changement constitutionnel.
« Ce serait une erreur d’interpréter l’engagement de Washington comme un blanc-seing pour violer la Constitution, plutôt que comme le soutien d’un partenaire stratégique déterminé à contribuer à la résolution du conflit. Une paix durable exige le respect des principes démocratiques », a-t-il déclaré.
Par cette prise de position, Martin Fayulu associe son soutien aux efforts internationaux contre les circuits économiques liés au conflit dans l’Est du pays à son plaidoyer constant en faveur du respect de l’ordre constitutionnel et des principes démocratiques en RDC.
