Kinshasa, 23 juillet 2026- Le coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) a affirmé qu’il était prêt à céder la direction du mouvement à l’ancien président Joseph Kabila, qu’il présente comme son autorité politique.
« Il a toujours été notre chef », a déclaré Corneille Nangaa, ajoutant qu’il ne verrait aucun inconvénient à ce que l’ancien chef de l’État prenne la tête de l’AFC/M23.
Cette prise de position intervient dans un climat politique particulièrement tendu, alors que les autorités congolaises accusent régulièrement Joseph Kabila d’entretenir des liens avec l’AFC/M23, une accusation que son entourage a toujours rejetée.
En reconnaissant publiquement Joseph Kabila comme son chef, Corneille Nangaa relance toutefois les interrogations sur la nature des relations entre l’ancien président et la coalition politico-militaire qui contrôle plusieurs localités dans l’Est de la RDC.
Cette déclaration risque de provoquer de vives réactions au sein de la classe politique congolaise, où le débat autour du rôle de Joseph Kabila dans la crise sécuritaire demeure particulièrement sensible.
Pour les partisans du pouvoir, ces propos pourraient être perçus comme un élément renforçant les soupçons de proximité entre l’ancien régime et l’AFC/M23.
À l’inverse, les proches de Joseph Kabila pourraient y voir une simple marque de loyauté politique de la part de Corneille Nangaa.
Alors que les discussions sur un éventuel dialogue national continuent d’alimenter le débat public, cette sortie de Corneille Nangaa ajoute une nouvelle dimension à l’équation politique et sécuritaire congolaise, en plaçant une fois de plus Joseph Kabila au cœur des spéculations sur l’avenir de l’AFC/M23.
