Kinshasa, 24 juillet 2026- Les États parties à la Cour pénale internationale (CPI) ont décidé de mettre fin aux fonctions du procureur Karim Khan. Réunis en session extraordinaire ce vendredi 24 juillet au siège des Nations unies à New York, les représentants des pays membres ont adopté, à une large majorité, une résolution actant sa révocation.
Cette décision intervient à la suite d’accusations de harcèlement sexuel portées contre le magistrat britannique, qui faisaient l’objet d’un examen au sein des instances compétentes de la Cour.
Estimant que ces allégations avaient gravement affecté la crédibilité et le fonctionnement de l’institution, les États parties ont choisi de mettre un terme à son mandat avant son échéance.
Selon les résultats du scrutin, 82 des 125 États parties au Statut de Rome ont voté en faveur de sa destitution, 13 s’y sont opposés et 15 se sont abstenus, tandis que plusieurs délégations n’ont pas pris part au vote.
Élu procureur de la CPI en 2021 pour un mandat de neuf ans, Karim Khan dirigeait le Bureau du Procureur chargé des enquêtes et des poursuites relatives aux crimes de génocide, aux crimes contre l’humanité, aux crimes de guerre et au crime d’agression.
Sous sa direction, la Cour a été amenée à traiter plusieurs dossiers d’envergure impliquant des chefs d’État, des responsables militaires et des groupes armés dans différentes régions du monde.
Sa révocation ouvre désormais une période de transition au sein de la juridiction internationale. Les États parties devront engager la procédure de désignation d’un nouveau procureur afin d’assurer la continuité des enquêtes en cours et de préserver le fonctionnement de l’une des principales institutions de justice pénale internationale.
