Kinshasa, 13 août 2026-Dans une sortie médiatique, le coordonnateur national de la Coalition de l’Article 5 (C5), Maître Caleb Banza, a appelé les Congolais à prendre conscience du pouvoir que leur confère la Constitution de la République démocratique du Congo.
Il estime que la souveraineté appartient au peuple et que les dirigeants politiques ne doivent pas être considérés comme les détenteurs ultimes du pouvoir.
Réagissant, ce mercredi 12 août 2026, aux interrogations sur la légitimité de la C5 à parler au nom du peuple congolais, maître Caleb Banza a notamment rappelé la portée de l’article 5 de la Constitution, qu’il considère comme le fondement de la démarche de cette coalition.
« L’article 5 de notre Constitution est un article qui est très clair. Il donne au peuple congolais le pouvoir de décider de son destin et de décider de l’issue politique, économique et même sociale de ce pays », a-t-il déclaré.
Pour le coordonnateur national de la C5, la coalition ne prétend pas disposer d’un mandat reçu directement du peuple congolais.
Sa démarche consiste plutôt à rappeler aux citoyens leurs prérogatives constitutionnelles et à les sensibiliser sur leur rôle dans la conduite de la République.
« Ici, nous ne venons pas parce que nous avons un mandat. Nous venons juste rappeler aux uns et aux autres le pouvoir que nous détenons réellement à travers un article qui se trouve dans la Constitution et dont les politiciens ne nous parlent jamais », a expliqué Maître Caleb Banza.
Maître Caleb Banza dénonce par ailleurs une certaine pratique politique consistant, selon lui, à maintenir les citoyens dans une posture de simples applaudisseurs des dirigeants, alors qu’ils disposent constitutionnellement d’un pouvoir important.
« Les politiciens préfèrent la politique de passe où on vous manipule et on vous dit que vous devez faire, vous applaudissez un homme, mais vous-même vous ne vous sentez pas dans votre posture de patron, du véritable chef », a-t-il déclaré.
« Dans ce pays, même le président de la République n’est pas le patron. Le patron, c’est nous, le peuple, chacun de nous qui sommes le véritable patron », a-t-il ajouté.
Cette sortie médiatique intervient également dans un contexte où des questions sont posées sur le mandat dont disposerait la Coalition de l’Article 5 pour se réclamer de la voix du peuple.
La question de savoir si la C5 a effectivement consulté ou reçu mandat des citoyens demeure ainsi au centre des débats. Maître Caleb Banza reconnaît que la coalition ne dispose pas d’un mandat populaire formel.
Il précise toutefois que son action se veut essentiellement pédagogique et citoyenne, basée sur la lecture et l’explication de la Constitution.
« Lorsque humblement, au nom de la C5, nous venons porter la voix du peuple, ce n’est pas parce que le peuple nous a mandatés. Nous venons juste lire et détailler ce qui est déjà écrit dans l’article 5 de notre Constitution. Nous nous appelons Coalition de l’Article 5 parce que l’article 5, à lui seul, est suffisamment éloquent pour nous donner la posture que le peuple a au centre de tous les enjeux qui concernent notre pays », a conclu Maître Caleb Banza.
La C5 entend poursuivre son action de sensibilisation autour de la souveraineté populaire, en encourageant les Congolais à mieux connaître la Constitution et à exercer pleinement leur rôle de citoyens dans les choix qui engagent l’avenir du pays.
