Kinshasa, 14 août 2026- Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, maintient son opposition à la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo.
Réagissant à la nouvelle délibération sollicitée par le Président de la République, Félix Tshisekedi, l’activiste des droits humains considère cette démarche comme une « deuxième tricherie ».
« La seconde lecture de la loi référendaire demandée par le Président de la République est une deuxième tricherie », affirme-t-il, estimant que le texte demeure fondamentalement contraire à la Constitution malgré les corrections qui pourraient y être apportées.
Jean-Claude Katende soutient qu’une loi qu’il considère comme anticonstitutionnelle devrait, selon lui, être retirée plutôt que soumise à une nouvelle lecture.
« Une loi anticonstitutionnelle, son sort ultime est d’être retirée. La deuxième relecture ne lui enlève pas ses germes anticonstitutionnelles », déclare-t-il.
Cette prise de position s’inscrit dans la continuité des critiques formulées par l’activiste depuis le début du processus. En mai dernier, il avait déjà affirmé avoir identifié plusieurs « fraudes à la Constitution » dans la proposition de loi référendaire, notamment concernant l’élargissement des matières pouvant être soumises au référendum.
En juin, après l’adoption du texte par l’Assemblée nationale, le président de l’ASADHO avait également appelé les sénateurs à le rejeter, le qualifiant d’« anticonstitutionnel » et les invitant à agir, selon lui, dans l’intérêt de la démocratie et du peuple.
Rappelons que Félix Tshisekedi a officiellement demandé, le 10 août dernier, une nouvelle délibération de la loi référendaire après l’arrêt R.Const. 2695 de la Cour constitutionnelle.
La Haute Cour avait déclaré le texte conforme à la Constitution tout en formulant des réserves sur plusieurs dispositions.
Le Bureau de l’Assemblée nationale a annoncé que le texte sera réexaminé lors de la session de septembre 2026 afin d’intégrer les observations de la Cour constitutionnelle.
