Kinshasa, 27 septembre 2026- Le député national Pacquis Nganini Atabakutuba a déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à mieux encadrer l’interruption médicale de grossesse en République démocratique du Congo.
Concrètement, le texte cherche à fixer clairement les conditions dans lesquelles une grossesse peut être interrompue légalement et dans un cadre médical.
Il ne s’agit donc pas, selon le député, d’autoriser l’avortement dans tous les cas. La proposition concerne certaines situations précises, notamment lorsqu’une grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste, lorsqu’elle présente un danger pour la vie ou la santé de la femme, ou encore en cas de grave malformation du fœtus.
La proposition de loi a été réceptionnée le 21 septembre 2026 au cabinet du président de l’Assemblée nationale. Elle vise notamment à harmoniser le droit congolais avec l’article 14 du Protocole de Maputo, un texte africain ratifié par la RDC et publié au Journal officiel en 2018.
Pacquis Nganini estime qu’un cadre plus clair permettrait de mieux protéger les femmes concernées, mais aussi les médecins et autres professionnels de santé qui les prennent en charge.
Il met également en avant la nécessité de lutter contre les interruptions de grossesse pratiquées clandestinement, qui peuvent exposer les femmes à de graves complications.
L’élu insiste toutefois sur le fait que sa démarche ne vise ni à banaliser ni à généraliser l’interruption de grossesse. Il souhaite que les députés puissent examiner la question dans un débat parlementaire respectueux des différentes sensibilités de la société congolaise.
La proposition devra désormais suivre la procédure parlementaire avant toute éventuelle adoption. Son dépôt ouvre ainsi un débat sur la manière dont la RDC doit encadrer, dans la loi et dans les structures de santé, les interruptions médicales de grossesse déjà prévues dans certaines circonstances.
