Kinshasa, 21 octobre 2026- Les missions et déplacements du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, ont représenté au moins 283 milliards de francs congolais en 2025, soit plus de 100 millions de dollars américains. Ces chiffres ressortent des documents de la Banque centrale du Congo (BCC) consultés par le média spécialisé Africa Intelligence, qui met en lumière le coût des déplacements du chef de l’État.
Selon cette publication, parue ce mercredi 21 octobre, les dépenses comptabilisées au titre des missions et déplacements présidentiels ont dépassé les 100 millions de dollars sur l’ensemble de l’année 2025. Ces montants soulèvent des interrogations sur le coût des activités présidentielles et la gestion des ressources publiques dans un pays confronté à d’importants défis économiques et sociaux.
Un autre chiffre illustre l’importance des dépenses liées aux déplacements présidentiels. À la fin de l’année 2024, une visite de Félix Tshisekedi dans la province du Tanganyika aurait nécessité plus de 4,1 milliards de francs congolais, soit environ 1,78 million de dollars américains, uniquement pour assurer sa sécurité, selon les informations attribuées à Africa Intelligence sur la base de documents de la Banque centrale du Congo.
Cette dépense concerne spécifiquement le dispositif de sécurité mobilisé lors de ce déplacement. Elle ne doit donc pas être confondue avec le coût total de la visite, qui pourrait comprendre d’autres postes de dépenses.
La publication de ces chiffres relance la question de la transparence dans l’utilisation des fonds publics affectés à la présidence de la République. Elle pose également celle du niveau des dépenses consacrées aux missions officielles, dans un contexte où les besoins en infrastructures, en services sociaux et en sécurité demeurent importants en République démocratique du Congo.
Toutefois, les montants rapportés par Africa Intelligence ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer la répartition détaillée de l’ensemble des dépenses présidentielles, ni d’établir l’existence d’éventuelles irrégularités dans leur exécution.
L’accès aux détails budgétaires, notamment aux coûts par déplacement, aux moyens logistiques mobilisés et aux dépenses de sécurité, permettrait de mieux apprécier la composition de ces montants et leur conformité aux procédures applicables aux finances publiques.
