Kinshasa, 26 octobre 2026 – Le Consortium Pacte UZALENDO (CPU) s’oppose à la prise de position de l’ancien président Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN). Dans une déclaration faite ce lundi 26 octobre 2026 à Kinshasa, le plateforme regroupant les mouvements de la société civile appelle l’ancien chef de l’État à réintégrer le cadre républicain du dialogue national plutôt que de s’engager dans une dynamique armée.
Dans leur déclaration lue par LIMBISA Djouma Aboubakkar, président du Consortium Pacte UZALENDO, les signataires dénoncent ce qu’ils considèrent comme une trahison de la mémoire des victimes des conflits armés dans l’est de la RDC, une région meurtrie par trois décennies de violences.
« On ne refonde pas une Nation avec des armes contre sa propre Nation. On ne refonde pas l’État en détruisant l’État », soutiennent-ils, tout en réaffirmant leur attachement aux institutions républicaines et leur soutien aux FARDC et aux résistants Wazalendo.
Concernant le dialogue national annoncé par le chef de l’État, le CPU soutient son organisation, mais exige un cadre précis incluant les victimes, les communautés affectées, la société civile et les experts concernés.
La plateforme formule également deux revendications majeures notamment la création d’un Tribunal pénal international pour la RDC (TPI-RDC) afin de juger les crimes commis sur le territoire congolais depuis 1993, et la création de la province du Mitumba, présentée comme une mesure de réparation historique en faveur des populations d’Uvira, de Fizi, de Mwenga et de Shabunda.
Trente ans après la chute d’Uvira, le consortium estime que la paix durable en RDC doit reposer sur la justice, la vérité et la réparation des victimes, sans que le dialogue politique ne serve de prétexte à l’impunité.
