Kinshasa, 26 octobre 2026- Le Front de résistance nationale (FRN), associé à l’ancien président Joseph Kabila, et les tensions diplomatiques entre la République démocratique du Congo (RDC) et la Belgique ont dominé le rapport sur l’état du territoire présenté par le vice-Premier ministre de l’Intérieur lors du Conseil des ministres du vendredi 23 octobre 2026.
Selon le compte rendu officiel, l’état d’esprit de la population a notamment été marqué par les condamnations consécutives à ce que le gouvernement qualifie d’« officialisation de la prise des armes » par l’ancien chef de l’État sous le label du FRN.
Kinshasa présente ce mouvement comme un « M23/AFC rénové, supplétif de l’agresseur rwandais ». Le gouvernement s’appuie notamment sur le communiqué du président de la Commission de l’Union africaine, qui salue les efforts de Félix Tshisekedi en faveur du dialogue national et condamne la prise du pouvoir par la force.
Le rapport évoque également les réactions de la population face aux tensions entre Kinshasa et Bruxelles, à la suite des perquisitions menées dans les résidences de proches du chef de l’État congolais en Belgique.
Selon le compte rendu, ces opérations ont suscité des « indignations » au sein de la population, dans un contexte de crispation des relations entre les deux pays.
Ces deux dossiers ont ainsi occupé une place importante dans le rapport présenté au Conseil des ministres, sur fond de préoccupations sécuritaires liées au FRN et de tensions diplomatiques entre la RDC et la Belgique.
