Kinshasa, 31 janvier 2026- Le président de la République, Félix Tshisekedi, a précisé les conditions dans lesquelles un éventuel dialogue national pourrait se tenir, réaffirmant l’importance du respect de la Constitution, de la justice et de la mémoire des victimes dans le cadre des discussions politiques.
Lors d’une récente allocution, le Chef de l’État a souligné que tout dialogue intérieur devrait se dérouler sur le sol national et être conduit par les institutions de la République, conformément aux lois et aux règles démocratiques qui fondent le pacte national.
Selon lui, « ce dialogue intérieur, aussi nécessaire soit-il, ne saurait tenir lieu de substitut aux obligations internationales. Il ne peut pas être invoqué pour relativiser une agression, ni pour diluer des responsabilités établies ».
Félix Tshisekedi a également rappelé que la justice continuerait à suivre son cours normal face aux auteurs de violences et crimes, afin d’honorer la mémoire des victimes. « La justice suivra son cours normal, avec rigueur, jusqu’au bout, et sans complaisance », a-t-il insisté, précisant que les auteurs de crimes envers la population ne pourraient pas être inclus dans ce dialogue.
Le président a ainsi ouvert la porte à des discussions internes, tout en fermant toute possibilité de compromission avec des acteurs impliqués dans des violences ou des agressions. Cette position traduit une volonté de concilier dialogue politique et respect de la légalité, tout en affirmant la responsabilité internationale de la RDC dans la protection de ses citoyens.
