Lubumbashi, 25 juillet 2026- À l’heure où le dialogue national et inclusif se précise, la Coalition de l’Article 5 réaffirme son soutien à l’initiative du président Félix Tshisekedi, tout en appelant à en redéfinir les priorités en plaçant le peuple congolais au cœur du processus.
Réunis jeudi à Lubumbashi, les membres de cette plateforme citoyenne ont fait connaître leur position à l’issue d’une réunion conduite par leur initiateur, Maître Caleb Banza. Celui-ci a insisté sur le fait que la coalition ne se situe ni dans une opposition systématique au pouvoir ni dans un soutien inconditionnel au chef de l’État, mais entend défendre le principe de la souveraineté populaire consacré par l’article 5 de la Constitution.
« Nous ne sommes ni dans une opposition mécanique contre un homme, ni dans un soutien aveugle ou partisan à un homme. Notre combat est celui de la volonté populaire, garantie par l’article 5 de la Constitution », a déclaré Maître Caleb Banza.
Pour la Coalition de l’Article 5, le futur dialogue ne devrait pas se limiter à une rencontre entre responsables politiques. La plateforme estime que les précédents processus ont souvent privilégié des compromis entre acteurs politiques sans répondre aux attentes de la population.
« Nous saluons la convocation de ce dialogue national et inclusif, mais nous espérons qu’il répondra aux attentes du peuple. Ce ne sont pas les acteurs politiques qui doivent être mis en avant, mais le peuple congolais », a poursuivi son initiateur.

La coalition rappelle que si les partis et regroupements politiques participent à la vie démocratique, ils ne sauraient se substituer à l’ensemble des citoyens. Selon Maître Caleb Banza, la souveraineté appartient exclusivement au peuple congolais.
« Les individus ont le droit de s’organiser en mouvements politiques, mais cela ne donne à personne le droit de se substituer à plus de 120 millions de Congolais », a-t-il affirmé.
La plateforme rejette par ailleurs toute approche qui transformerait le dialogue en un cadre de négociations pour le partage du pouvoir. Elle plaide plutôt pour un processus permettant aux Congolais de se prononcer sur les grandes questions nationales dans le respect des dispositions constitutionnelles.
« Nous voulons un dialogue essentiellement inclusif, pas un dialogue pour le partage du pouvoir. Nous sommes fatigués de cette logique », a déclaré Maître Caleb Banza.
Pour la Coalition de l’Article 5, le président de la République dispose d’une occasion de rompre avec les pratiques politiques du passé en organisant un dialogue dont les conclusions seront fondées sur la volonté populaire. La réussite de cette initiative, estime la plateforme, dépendra de la place réellement accordée aux citoyens dans les décisions qui engageront l’avenir du pays.
